Bienvenue !

Ce blog vous fait partager nos aventures en Amérique latine. Elles ont débuté le 17 septembre 2008 et se termineront quand le banquier nous rappellera ! ;-)

A bientôt, Céline & Yannick

vendredi 5 février 2010

Oaxaca, quand la Bretagne rejoint la Suisse

Nous quittons donc les plages du Pacifique pour remonter à 1500m d’altitude et retrouver un climat sec et des nuits fraîches. La route que nous empruntons ne fait pas plus de 250km, mais nous mettons 7h à les parcourir… Des virages à n’en plus finir, on arrive crevés !

Oaxaca (prononcer Wouaraca) est logée dans une vallée aride entourée de montagnes où il fait très chaud la journée, le soleil est brûlant. Notre peau se change en peau de crocodile, ça change de la douce humidité de la mer ! Nous dormons dans un camping dans les hauteurs de la ville avec une jolie vue sur la ville. Le camping est en fait une plantation de maguey, le cactus avec lequel les locaux fabriquent la liqueur de mezcal, original !

La ville est superbe, les maisons ne dépassent pas un étage et sont toutes colorées, les patios sont fleuris, il y a de jolies églises (comme dans toutes les villes mexicaines en fait…), bref un charme fou ! Le Zócalo, la place principale, est empourprée de roses de noël, l’animation est permanente avec des dizaines d’enfants qui jouent avec des tubes en plastique gonflés d’air, c’est excellent !

Dans cette ambiance festive, nous retrouvons Sébastien, un ami breton dont nous avions fait la connaissance il y a tout juste un an, lors de notre cours d’espagnol à Córdoba, en Argentine. Il est de retour en Amérique latine pour un mois de voyage et va nous accompagner pendant quelques jours, c’est cool ! Ca nous fait super plaisir de le revoir et nous nous retrouvons pour le premier soir à sortir avec trois vaudoises en vacances et deux québécois, tous à la même auberge de jeunesse. Une soirée bien sympathique autour d’un pozole, une soupe typique mexicaine, et quelques cuba libre en sortie, juste ce qu’il faut !

Le lendemain, plein de courage et accompagnés de Sébastien, nous partons à l’assaut du site archéologique de Monte Albán. A 2000m d’altitude, il surplombe la ville et de taille plus raisonnable que Teotihuacan avec 300m sur 200, les bâtiments sont construits autour d’une grande esplanade. Il y a un palais, un observatoire astronomique, un jeu de balle (juego de pelota), le premier qu’on voit (il y en aura encore d’autres dans les cités maya). Apparue en 500 avant J-C, la cité connut son apogée entre 350 et 500 après J-C avec près de 35’000 habitants. C’était le grand centre culturel, politique et économique de la culture zapotèque. En 750, la civilisation connut son déclin et la ville fut abandonnée. Des dalles sculptées datant de 500 à 100 avant J-C ont été retrouvées avec des figures humaines. Une des théories dit qu’ils étaient des prisonniers d’autres peuples, voués au sacrifice (on leur coupait leur sexe !).



Ca nous a mis en appétit tout ça (euh, enfin la visite du site…), direction le marché de Oaxaca où on goûte à la viande grillée dans une ambiance surréaliste (vidéo). De la fumée, des odeurs de grillade, des gens qui gueulent à tue-tête, superbe ! Repus, nous finissons par la visite du couvent Santo Domingo, un magnifique bâtiment dont la construction s’est achevée en 1608. L’exposition sur les civilisations préhispaniques et la colonisation est présentée dans les anciennes cellules des moines, on se croirait au Moyen Âge. Un peu fatigués par la journée éprouvante, nous pétons littéralement un plomb durant la visite et nous passerons notre temps à faire des photos de débiles (voir l’album…) Finalement, c’est une de nos meilleures visites ! ;-)

=> Album Photos Oaxaca

mardi 2 février 2010

Les plages du Pacifique, deuxième « round » avec quelques sous en moins

Attention, flics véreux

Bon, Acapulco, c’est fait. Direction le sud ! La traversée de la ville d’Acapulco nous prend au moins une heure et on ne regrette pas de ne pas avoir visité le centre, ça semble pas très joli. A la sortie de la ville, nous nous arrêtons à un mirador pour admirer la vue sur Acapulco (finalement plus joli de loin que de près !). Et là, tac, deux agents du trafic routier nous tombent dessus, soi-disant qu’on a dépassé la vitesse autorisée (alors qu’on roulait à la même vitesse que toutes les autres voitures, mais évidemment, ils n’ont pas arrêté des mexicains…). Ils nous font un numéro bien rôdé : le chef qui se fâche sec et l’assistant qui fait le gentil. Le chef nous demande nos papiers, mais nous refusons de les lui donner, car une fois entre leurs mains, on est foutu (conseil de notre ami Nacho de la capitale) ! Du coup, il demande à son assistant de dévisser les plaques. Céline sort de la voiture en furie et s’interpose devant le gars. Nous demandons d’aller donc au poste de police pour régler cette histoire, car nous savons qu’ils n’ont aucune preuve, mais impossible de leur faire entendre raison. Le « gentil » assistant vient à la fenêtre et essaie d’arranger les choses. Un excès de vitesse coûte officiellement 3000 pesos (240 CHF) soi-disant, il nous demande donc comment on veut s’y prendre pour arranger l’histoire, « entre hommes » comme il nous dit ! Il n’attend qu’une chose, c’est qu’on lui propose de la thune ! Il descend à 500 pesos, mais nous ne voulons lui donner que 50 pesos (Nacho nous a avertis de ne pas donner plus de 50), mais finalement, on s’en sort à 100 pesos (8 CHF). Ben voilà, notre première mauvaise expérience avec les flics, et sûrement pas la dernière ! On a un peu la haine quand même… On vous conseille de bien admirer cette photo d’Acapulco, chèrement payée !

Avec tous ces retards, nous passons la nuit dans un camping au sud d’Acapulco, tenu par des québécois et de facto, remplis de québécois. Sans même savoir quelle langue on parle, les gens nous disent « bonjour », du jamais vu ! Beaucoup de résidents possèdent d’immense « rigs » (camping-car) américains, sur un terrain entièrement aménagé digne d’une maison (cuisine toute équipée, sol en catelles, immense tente pour protéger du soleil,…).

Voilà, cette fois ça y est, nous sommes sur la route pour Puerto Escondido. 8h de trajet pour 400km… Autant dire que la route est vraiment terrible ! Entre les virages dangereux non signalés, les trous dans la route, les chiens errants, les troupeaux de vaches, les autres véhicules qui dépassent sans visibilité, la chaleur, les « topes » (dos d’âne) dans chaque village impossibles à distinguer et qui détruisent nos suspensions, c’est pas une partie de plaisir. Heureusement, on a toujours de quoi se divertir avec les étales de fruits au bord de la route, on fait des folies !

Puerto Escondido, ça surfe du gros

Puerto Escondido, le repère des surfers. Une grande plage avec d’énormes vagues, entourée de grosses falaises à la végétation sèche, bien sympathique. Nous sommes dans un camping tout petit et il suffit de traverser la route pour être sur la plage de Zicatela où sévissent les surfeurs. Nous louons un bodyboard pour la journée pour tester les vagues de Puerto Escondido, ça déchire ! Céline ne s’éloigne pas trop du bord, car au loin les vagues qui cassent sont vraiment grosses. D’ailleurs, elle finit quand même avec un bleu à l’arcade sourcilière suite à un lacérage avec la corde du bodyboard lorsqu’elle se fait retourner dans un gros rouleau. Yannick, moins chochotte, prend de belles grosses vagues et surfe élégamment sur les rouleaux. Néanmoins, il ressort avec des croûtes sur le nez, eh oui, le sable est parfois plus proche qu’on ne le croit quand on plonge sous les vagues ! On est décidément trop vieux pour ces conneries ! ;-)

Dans notre camping, nous assistons à la cueillette des noix de coco, le gars monte à mains nues les cocotiers qui doivent faire dans les 10-15m, un vrai exploit ! S’en suit une orgie d’eau de coco avec les autres résidents du camping, arrosée de rhum, c’est assez joyeux ! Comme on mange pas mal de noix de coco ces temps, on va quand même se renseigner sur ses propriétés nutritives sur le net et on se rend compte que c’est à 90% des graisses, ouh la la, va falloir calmer la consommation !

=> Album Photos Puerto Escondido



Zipolite, à poil !

Notre dernière étape sur la côte Pacifique se nomme Zipolite, « la playa de los muertos » (la plage des morts). Un petit cousin de Céline est d’ailleurs décédé dans les eaux de ce lieu il y a quelques dizaines d’années, on est ainsi prévenu. Les eaux sont effectivement très dangereuses à cause de puissants courants de fond qui poussent vers le large et les grosses vagues qui s’écrasent près de la plage. On assiste d’ailleurs à un début de noyade, une fille est allée un peu trop loin et n’a plus son fond pour contrer le courant, elle a bien du mal à revenir et est finalement secourue par quelqu’un. Le secouriste arrive une fois qu’elle est sur la plage… A côté de ça, Zipolite est aussi connu pour sa plage nudiste, il y a des culs nus de partout, mais pas toujours des très agréables à regarder…

Notre camping est carrément sur la plage, on sort de la voiture et on a les pieds dans le sable, génial ! Du coup, c’est le lieu idéal pour admirer les couchers de soleil et ceux-ci sont vraiment magnifiques. Le soleil se transforme en grosse boule de feu juste au-dessus de la ligne d’horizon, avec un dégradé du jaune au rouge, on n’a jamais vu ça, on reste scotché !

A part se baigner, se balader sur la plage, manger des salades de fruits exotiques, jongler (pour Yannick), lire (pour Céline), jouer au frisbee avec Rogier, un hollandais bien cool, de longues discussions avec Marie et Pascal, un couple de jeunes québécois super sympas, ben rien à signaler ! ;-) Ah oui, on apprend petit à petit le québécois et on peut déjà vous poser la question « restez-vous icit pour un bout’ ? » (vous êtes ici pour longtemps ?) et « c’est fou les maringouins icit » (y a beaucoup de moustiques ici). Dommage qu’on puisse pas vous donner un aperçu de l’accent par écrit. Dès qu’on avance dans notre apprentissage, on ne manquera pas de vous faire partager tout ça !

Bon, il est temps de quitter les plages, on a besoin de la montagne maintenant !

=> Album Photos Zipolite

Les plages du Pacifique, premier « round » tranquille

Pichilinguillo, sous l’eau

Nous quittons les hauts plateaux mexicains pour rejoindre la côte Pacifique. Nous avons repéré dans une revue sur le Mexique que de jolies plages encore peu développées longent la côte de l’Etat du Michoacan, nous décidons donc d’y faire un tour. En 2h de route, nous descendons de 2500m (Yannick fait le poisson pour déboucher les oreilles) et nous atteignons la côte à la recherche de la plage de Pichilinguillo, qui paraît-il est un vrai paradis. Nous atterrissons finalement à la plage d’Arenas Blancas (sable blanc), juste à côté, puisqu’il semble que nous ne pouvons pas camper à Pichilinguillo. Nous posons la voiture sous un arbre au bord de la plage et il n’y a personne, ça s’annonce pas mal !

Nous nous réveillons le lendemain matin sous la pluie, super ! Y a plus qu’une chose à faire, se remettre au lit et faire la marmotte. Dès que la pluie se calme, nous partons à la recherche de noix de coco, pas si évident de les déloger des palmiers qui font presque 8m de haut ! Yannick apprend à casser l’écorce verte avec la machette, grâce à un vieux monsieur du petit village et qui nous montre gentiment comment s’y prendre. Il a dû avoir pitié de nous en nous voyant nous acharner dessus ! Comme il n’y a pas d’eau courante, ni de toilettes où nous campons, c’est un peu à la rude, on fait la vaisselle dans la mer, on prend l’eau de mer pour les pâtes (ainsi, pas besoin de rajouter du sel…) et pour le reste, on fait avec les moyens du bord !

Une petite chienne toute chouquinette habitant le village vient nous rendre visite pour se faire caresser et nous partons avec elle nous balader sur la plage. L’eau est juste magnifique, transparente et turquoise, mais très agitée, on ne peut pas se baigner très loin, les rouleaux sont puissants ! Nous passons sous une petite grotte pour rejoindre la plage suivante que nous pensons être Pichilinguillo (mais qui s’avérera être « el Tunel », du fait de ce petit tunnel à franchir), et nous sommes seuls avec un paysage splendide et juste une petite cahute de palme, le rêve ! Seul manque à l’appel le soleil, un peu capricieux, dommage car les couleurs seraient encore plus belles.

Nous partons également visiter une autre crique avec le propriétaire de l’unique resto du bled et ses enfants. La crique est sur un terrain privé, il n’y a donc aucune construction, c’est totalement sauvage. Nous distinguons d’étranges traces sur le sable, ce sont des tortues qui viennent pondre ! Il y a en fait plein de nids de tortues et nous découvrons même des coquilles d’œuf qui ont éclos il n’y a pas si longtemps.

Nous repartons d’Arenas Blancas quelques jours après notre arrivée, sous des trombes d’eau, nous n’aurons décidément pas eu beaucoup de chance avec le temps ! Avant de quitter les lieux, nous faisons un petit détour pour aller visiter cette fameuse plage de Pichilinguillo que nous avions vue dans un magazine, car finalement on l’a toujours pas vue ! En effet, c’est une petite crique avec des eaux tranquilles, transparentes, magnifique ! Dommage qu’on ait construit des bâtiments en béton à moitié terminés, ça dénature le site.

=> Album Photos Pichilinguillo


Ixtapa, où les richtos sont rois

Sur la route vers le sud, nous nous arrêtons dans des petits villages pour acheter des fruits à un prix défiant toute concurrence et d’une qualité exceptionnelle. Ananas, mangues, pamplemousse et une papaye qui doit faire dans les 5kg et qu’on paie 5 pesos (0.40 CHF) !!! Du délire !!! De bons petit-déj en perspective avec du bircher aux fruits exotiques, à tomber parterre. Céline adore tellement qu’elle se réjouit déjà du petit-déj en se couchant le soir… ;-)

Nous faisons une petite escale à Ixtapa (prononcez « istapa »), une grande station balnéaire construite de toute pièce pour les richtos. Eh oui, il faut vraiment qu’on fasse une lessive, ça pue trop ! On se retrouve dans un « trailer park » comme ils les appellent ici (c’est en fait le terme US pour camping…), qui s’avère être un parking pour gros rigs (les énormes camping-cars américains et canadiens qui ressemblent plus à des camions). Nous, avec notre « petite » voiture, on fait un peu riquiqui et on ressemble à rien à côté, mais c’est notre concept du camping…!

Papanoa et Acapulco, des cocos plein les bras

Les habits enfin propres, nous repartons, direction Acapulco. Mais comme la route est assez longue, nous passons la nuit près de la plage de Papanoa, sur le terrain privé d’un gars que nous rencontrons, rempli de cocotiers ! Selon lui, nous sommes plus en sécurité sur son terrain que le long de la plage, car il faut apparemment faire attention à… la police ! Si si, il semble qu’elle puisse nous embêter s’ils nous trouvent là à camper seuls, hm… La voiture donc en sécurité à une distance raisonnable des palmiers (car une noix de coco qui tombe sur la voiture, ça peut faire pas mal de dégâts…), nous passons la nuit en compagnie des moustiques, super sympa ! Le matin, nous profitons d’un petit bain dans la mer, toujours aussi agitée, on se prend de sacrées claques ! La plage doit faire plusieurs dizaines de kilomètres de long, c’est superbe. Malheureusement, elle est souillée de déchets en tout genre, les mexicains viennent faire des barbecues et laissent tout en plan, c’est un vrai dépotoir. Nous quittons Papanoa avec 7 noix de coco en plus, le jeune proprio nous les descend de ses cocotiers, ils sont super sympas ces mexicains !

Nous arrivons donc enfin à Acapulco dont nous avons entendu tellement de mauvais échos. Nous atterrissons à nouveau dans un « trailer park » et après notre expérience d’Ixtapa, nous avons un peu peur de ce que nous allons trouver ! Contre toute attente, c’est un camping super sympathique, au bord de la plage de Pie de la Cuesta, tranquille loin du centre animé, avec de jolis emplacements à l’ombre des cocotiers, sans gros « rigs » américains, une piscine et… Internet à haut débit, l’idéal pour mettre à jour le blog, un peu à la traine ! Par contre, il nous est difficile de nous baigner, car les vagues viennent casser juste sur la plage et elles sont tellement hautes, on n’a jamais vu ça, c’est impressionnant (vidéo) ! Les couchers de soleil sur la plage sont pas mal non plus, on est parfaitement orienté pour en profiter, la classe !

=> Album Photos Ixtapa-Papanoa-Acapulco

vendredi 29 janvier 2010

Soirée mousse pour le 500ème !


500
ème jour de pur bonheur !


Festoyé comme il se doit.
Yeah Baby ;-)

dimanche 17 janvier 2010

Volcan Paricutín, ça fait mal aux fesses !

En 1943, un volcan s’est éveillé et a décidé de déverser de la lave sur les villages environnants pendant pas moins de 8 ans. L’histoire nous intrigue et nous décidons de rendre visite à ce fameux volcan. Nous louons des chevaux pour la circonstance et nous trottons allégrement pendant 5 heures à travers des champs de lave et de sable noir sur lesquels de la végétation a poussé, c’est juste magnifique (vidéo) ! L’ascension du volcan de plus de 400m de haut se fait par contre à pied et c’est pas si évident dans le sable, en réalité on fait deux fois la montée puisque nos pieds glissent à chaque pas. La vue d’en-haut est superbe, le cratère est parfait, et nous redescendons dans le sable en faisant des grands pas, on se prendrait presque pour des cosmonautes sur la lune, super fun (vidéo) !



On visite aussi l’unique reste du village de Paricutín qui a été entièrement enseveli : le clocher de l’église est encore visible au milieu de monceaux de lave transformée en pierres et rochers. C’est une vision assez étonnante.

Le côté moins agréable de la balade, c’est… les fesses ! C’est la première fois que Céline monte à cheval et Yannick n’est pas non plus un pro en la matière. On serre les dents, mais on a bien mal au cul et aux jambes, surtout quand les chevaux trottent (vidéo). Céline se retrouve avec un énorme bleu sur le genou et les deux on marche les jambes écartées, faut voir l’équipe ! Et puis le cheval, ça se conduit pas comme une voiture, celui de Céline ne veut pas avancer et s’arrête en cours de route, part à gauche, à droite, et tend des pièges à sa cavalière, comme passer juste sous un arbre, du coup elle doit éviter que la branche ne lui fouette le visage. Yannick rigole bien, car son cheval à lui est bien discipliné !

On n’aime pas trop parler de ça normalement, mais nous devons bien avouer qu’on est un peu triste à la vue de tous les déchets rencontrés en route. Même dans le cratère on trouve des bouteilles en PET, de l’alu, du plastique, enfin bref, toutes sortes de déchets non biodégradables. Ca fait de la peine de voir la nature ainsi souillée… Notre campement n’est pas mieux non plus, comme c’est dimanche, plein de familles sont venues faire un pique-nique et laissent derrière elles tous leurs déchets, pas très sympathique pour les suivants et les nettoyeurs !

Nous quittons le volcan et ses nuits fraîches, direction les plages du Pacifique et ses nuits pleines de moustiques !

=> Album Photos Paricutín

mercredi 13 janvier 2010

Pátzacuaro, Nouvel An 100% francophone

A Pátzcuaro, nous trouvons un super joli camping (mais avec une gérante un peu mégère) et rencontrons plein de gens très sympas : les québécois Céline Dyon (si si, on a passé Nouvel An avec Céline Dyon !) et Yvon, Ginette et Pierre et les français Patricia et Richard partis pour 3 ans de voyage en Amérique Latine avec leur bus Peugeot aménagé-maison (héhé, y en a qui partent plus longtemps que nous !). Pour le Nouvel An, nous nous organisons un festin de roi, chacun prépare un plat. Au menu :

- Apéritif : nachos mexicains (chips) avec sauce au thon, guacamole et fromage liquide (on vous entend jusqu’ici, non c’est pas de la fondue les français Patricia et Richard !)
- Entrée : ananas garni au poulet et sauce cocktail super bien présenté dans un ananas frais
- Plat principal : poulet sauce aux herbes avec sa purée et ses petits légumes à la vapeur
- Dessert : bananes et ananas flambés avec sa glace à la vanille et son coulis de chocolat
- Et tout ceci arrosé de vin rouge, piña colada, cuba libre et mousseux !

On vous laisse deviner le plat que nous avons fait… ;-) L’ambiance est excellente, réchauffée par un bon feu de bois (heureusement, car ça caille un max !) et à 6h du mat, on se décide à se coucher !

Le petit village de Pátzcuaro est tout chouquinet, les rues sont entièrement pavées, toutes les maisons se ressemblent, façades blanches et rouges, toit en briques, enseignes peintes en noir avec la première lettre de chaque mot en rouge. Le gardien du théâtre nous fait visiter l’ancien couvent qui fait maintenant office de lieu de spectacle et nous conte toutes les légendes de la région. Un monsieur fort sympathique qui nous emmène sur le toit du théâtre pour admirer la vue, c’est superbe ! Nous voyons le lac entouré de montagnes, c’est très joli mais il faut savoir que le lac est tellement pollué qu’il est tout brun et les fameux poissons blancs qui sont toutefois encore pêchés ne sont plus très sains (mais tous les restaurants les proposent encore…). On est loin de la beauté du lac de Valle de Bravo que nous avons quitté il y a quelques jours.

La grosse erreur du séjour à Pátzcuaro, c’est la visite en bateau de la fameuse île de Janitzio… une petite île au milieu du lac envahie par les restaurants et les magasins de souvenirs, où tout le monde nous harcèle pour manger du poisson blanc pollué ou acheter des tableaux horribles. Passé les ruelles touristiques, l’île est toute sale de déchets… Des faux pêcheurs font semblant de pêcher à l’ancienne mode et 5min après, viennent demander de l’argent aux touristes. Et le clou du spectacle, ce sont des groupes de musique sur le bateau qui jouent tellement mal qu’on a mal aux oreilles et qui font la collecte après le « concert ». Bref, un attrape-touriste en puissance, pourquoi on s’est déjà embarqué là-dedans ?! On sait plus trop…

Nos têtes après avoir visité l'attrape-touristes...


Par contre il paraît que les villages autour du lac sont mignons et méritent la visite pour leur artisanat. Nous nous lançons donc dans ce petit tour, notre premier arrêt nous permet d’admirer des masques en bois utilisés par les indiens Purépechas dans leurs danses (vidéo) pour des célébrations comme la fête des morts. Notre deuxième étape est sensée nous permettre d’acheter du miel artisanal, mais personne n’a jamais entendu que c’était une spécialité du village (merci le guide Petit Futé ! Cela rappellera quelque chose à certains…). La pluie se met à tomber et bientôt, c’est le déluge. On se dit qu’à la ville de Morelia, que nous avons traversée avant d’arriver à Pátzcuaro, nous pourrons peut-être nous balader un peu. Arrivés sur place, il pleut encore plus fort et on se rabat sur le supermarché pour faire quelques courses. On repart de Morelia en ne connaissant finalement que le marché artisanal de sucreries (visite incontournable pour Yannick…) et la superbe rue principale (en voiture), super ! Pourtant ça a l’air d’être une ville magnifique…

Nous repartons de Pátzcuaro, sans avoir pu profiter pleinement du lieu, puisque la pluie ne semble pas nous quitter. On espère que la prochaine étape sera moins pluvieuse, surtout que le programme est plutôt à l’extérieur !

=> Album Photos Pátzcuaro

Valle de Bravo, une vitre cassée pour Noël, ah ben bravo !

Pour passer Noël, nous choisissons le petit village de Valle de Bravo à quelques 250km au sud-ouest de la capitale. Un magnifique lac, des montagnes, des forêts de pin, bref, tout ce qu’on aime ! Nous arrivons assez tard dans la journée et nous cherchons le « Campamento Monte Alto » que nous avons repéré sur Internet. Un gars de l’office du tourisme se propose de nous y conduire avec sa moto afin que nous ne nous perdions pas, qu’est-ce qu’ils sont sympas ces mexicains ! Nous sortons du village et nous commençons à nous enfoncer dans la forêt, le bitume fait place à un chemin de terre et de pierre en piteux état, l’angoisse avec notre Dodge faite pour de l’asphalte ! Après au moins 20 minutes de grimpette dans les bois à deux à l’heure, nous arrivons au fameux Campamento Monte Alto, une réserve écologique qui semble bien sympathique, mais impossible d’accès sur les derniers mètres, on n’a pas un 4x4 et le mec de l’office du tourisme ne semble pas le remarquer avec sa moto-cross… Nous décidons donc de redescendre, on veut pas trop camper sur la route au milieu des bois et en avant pour une nouvelle cavalcade dans la voiture (sur le chemin défoncé bien sûr !). Une fois sur le bitume, c’est bizarre, les suspensions et la direction font des bruits bizarres, purée, notre voiture a bien morflé ! Merci l’office du tourisme, ils auraient pas pu nous prévenir ?!

Retour donc case départ, nous repassons par le village de Valle de Bravo et nous échouons finalement à un débarcadère, la nuit déjà bien avancée. Nous posons la voiture entre deux jeeps de flics, avec l’accord du propriétaire du lieu, on se sent en sécurité ainsi ! Le lendemain, nous partons à la recherche d’un camping plus facile d’accès…Nous en trouvons un super au bord de l’eau qui semble au premier abord pour un autre style de véhicules que le nôtre. Il n’y a que des grands rigs/trailers des USA, c’est-à-dire des immenses camping-cars qui ressemblent plus à des maisons qu’à des véhicules, dieu sait le prix de l’emplacement ! Mais le propriétaire Agustin est adorable et nous fait un prix d’ami pour les quelques jours que nous allons passer, ouf, on va pas casser la tirelire ! Et en plus finalement on est tout seul dans ce camping, seuls avec les chiens du lieu, c’est parfait !

Nous passons donc Noël autour d’un bon feu de bois, un grill à se relever la nuit, des bananes au nutella en dessert et surtout en compagnie des deux gardiens du camping, un berger allemand de 8 mois, Nico, qui pense qu’à jouer et un dog allemand, Tyson (!) qui ronfle quand il dort (vidéo). On est pour le moins en sécurité ! La panse bien remplie, réchauffés par le feu (ça caille pas mal la nuit…), les dents lavées, nous sommes prêts à nous mettre au lit quand tout à coup le système de verrouillage centralisé de la voiture fait des siennes… On se retrouve au froid, la voiture fermée et le moteur en marche (on n’est pas fier, mais on a allumé la voiture 5 min pour mettre une briquette comme on dit chez nous…). Super, il est 1h30 du mat, dans la nuit du 24 au 25 décembre et ça pèle ! Et là on se flagelle car on n’a qu’une clé et on savait que le verrouillage déglinguait sur cette voiture… Bref, on fait appel à Agustin pour qu’il nous aide mais malgré sa bonne volonté, toutes les solutions tombent à l’eau : le serrurier du bled est en vacances à Acapulco, les voleurs de voiture sont aussi partis en vacances (heureusement pour nous d’ailleurs) et les flics sont bourrés au bar… Super ! Et notre Dodge, le moteur en marche, continue à chauffer à fond la voiture, avec un réservoir plein… Ultime solution : casser une vitre, mais laquelle sera la moins chère à remplacer ? On se décide pour celle du passager, Céline aura qu’à mettre un pull ! Pfff on dirait Gaston la Gaffe au Mexique… Une soirée de Noël dont on se souviendra ! ;-)

Malgré ce petit incident assez drôle quand on y pense, nous passons de belles journées à Valle de Bravo. Petites balades dans les montagnes avec des villas luxueuses de riches chilangos (les habitants de México City), dans le joli village de Valle de Bravo, tour en bateau avec une famille mexicaine et farniente accompagnés de nos deux fidèles gardiens à poil. Parfait pour ces « vacances de Noël » ! Le tour en bateau, c’est quand même un sacré bonus. Lorena et Alejandro de México DF (la capitale) nous proposent de les accompagner pour une balade sur le lac avec leur bateau amarré au ponton du camping. Nous profitons d’une magnifique journée et nous irons même jusqu’à piquer une tête, bien rafraîchissant ! Nous sommes invités à goûter au ceviche de la région (du poisson cru mariné dans du citron, un délice) dans un petit resto sur pilotis et le soir, nous passons chez eux pour partager… une fondue suisse ! Nous passons une super soirée et repartons avec une excellente bouteille de tequila et du chocolat… y a pas à dire, les mexicains savent recevoir, merci à vous !!!

Nous repartons donc de Valle de Bravo, direction la ville la plus proche : Toluca, pour remplacer la vitre que nous avons cassée… à la pierre. On fait donc les casses de bagnoles pour trouver une vitre d’occas à un bon prix, ça nous prend des heures, les mecs sont durs en affaire ! La bonne nouvelle, c’est qu’on a cassé la vitre la moins chère, super ! Ensuite, il faut trouver un atelier mécanique qui installe les vitres… on limite au max les dépenses et on arrive à s’en sortir pour 600 pesos, l’équivalent de 50CHF. Hm, on peut encore s’estimer heureux…

Une vitre quasi toute neuve en place, on reprend la route direction l’ouest. Comme la journée est déjà bien avancée, nous trouvons le moyen de dormir dans la campagne, sur le terrain d’un paysan, juste à côté de sa maison. A nouveau, les gens sont vraiment très hospitaliers et ils ne rechignent jamais à nous proposer des terrains sécurisés pour passer la nuit, c’est bien agréable ! Le lendemain matin, ça caille tellement, l’herbe et les vitres sont toutes gelées, qu’on déjeune même pas, on repart direct pour avoir du chauffage et nous nous cherchons un coin sympa pour passer Nouvel An.

=> Album Photos Valle de Bravo